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Avaaz®

Au début, il y a ±10 ans, je me suis dit qu'Avaaz® c'était génial et que ça allait avoir une incidence sur le monde. Et puis j'ai réfléchis quand j'ai vu que leurs outils n'étaient li libres, ni partagés.

Comment donner mon click ou mon don pour « améliorer le monde » en faisant confiance à ces gens?

Il ne partagent pas mes valeurs fondamentales d'accès à un code source, puisqu'ils ne partagent rien comme code de cette machinerie à collecter les données des humains « qui se sentent concernés ». Aucun droit de regard sur les outils informatiques qu'utilise ou met en place la marque déposée Azaaz®

Et comment faire confiance a des gens qui se prétendent être la « voie des citoyens du monde entier » alors que cette voix sera déjà filtrée par le simple fait qu'elle n'exprimera que la voix de ceux·elles qui, comme moi, sont connectés à Internet, avec un ordinateur devant les yeux et qui prennent le temps de cliquer pour une pétition. Bref, la voix des consommateurs quoi.

Consommateurs qui, après 10 ans de juteuses campagnes au code source non libre, au buziness modèle efficace et aux conditions générale banales qui ne garantissent en rien la protection de « véritables militants » face a des autorités potentiellement répressibles, ne représentent que ±0,6% de cette voix du monde entier estimé à ±7,5 millirad d'humains tels que moi. Il y a bientôt 10 ans pour moi, je devenais de plus en plus inquiet de voir arriver ces smartphones, ordinateurs de poche encore moins libres que les ordinateurs habituels, vendu par Google® dont je trouvais exagéré la lecture de mes mails, fut-ce-t-il par leurs algorithmes. Je me disais que lire les mails, c'est déjà très moche, mais en plus lire les photos, les communications, les déplacements grâce au GPS et pour ainsi dire n'importe quoi, c'est carrément horrible.

J'ai donc choisi de ne pas avoir de smartphone parce que, malgrés les apparences, cet outil est taillé pour me priver de mes libertés fondamentales, en ce y compris le respect de ma personne et de mes échanges avec mes pairs.

Depuis le début j'ai conseillé à mes amis, ma famille et mes clients d'éviter Google, les smartphones et les logiciels non libre de Microsoft®.

Depuis le début j'ai évidemment conseillé à ces même personnes de NE PAS utiliser Facebook®

Et aujourd'hui Avaaz® nous invite à signer une pétition Cher Mark Zuckerberg, elle même mensongère, en ces mots;

« Interdisez les “robots”, TOUS les faux comptes et les usurpations d’identité en ligne. »

Et comment interdire si ce n'est en contrôlant, surveillant, analysant absolument TOUT le contenu échangé (données et méta-données) entre une machine et Facebook, qu'il y ait un humain assis devant ou qu'il la tienne dans sa main sans exception, dans l'espoir d'y déceler, non pas une âme, mais un vilain “robot”.

En mes mots : Horrible.

« Alertez le public - que tous les utilisateurs soient notifiés à CHAQUE fois qu’ils sont exposés à un contenu faux ou trompeur, et rectifiez les faits. »

Comment, et qui, serait tenu de faire la part des choses entre un contenu faux ou trompeur et rectifiez (réécrire?) les faits? Comment sans, là aussi mettre en place encore plus de contrôle, de surveillance et d'analyse algorithmique ou non.

En mes mots : Abominable.

« Dites toute la vérité sur les faux comptes et les campagnes de désinformation, y compris grâce à des audits indépendants. »

Comment rendre indépendant un audits numérique, d'une meilleure manière qu'en rendant le code source libre, accessible, modifiable et réutilisable, comme le garanti la Licence Publique Générale mise en place par Richard Stallman et Eben Moglen depuis 1989.

Demander la vérité sur Facebook® au travers d'Avaaz®, exigerait au moins d'eux-même qu'ils avertissent leur signataires et visiteurs que leur PROPRE PAGE WEB utilisent les “robots” de Facebook® que sont leur Javasripts. C'est la colonne « script » dans le petit tableau rouge et vert de ma pièce jointe qui est une capture d'écran de la campagne que je critique dans ces lignes.

En mes mots : ça existe déjà et ça manque de considération dans les institution publiques.

« Financez les vérificateurs, une armée indépendante suffisamment nombreuse et réactive pour enrayer la diffusion des mensonges. »

Là, c'est carrément le paroxysme de la connerie humaine qui est entrain d'inviter les gens à signer une pétition pour mettre en place la « police de la pensée (thinkpol) » si bien décrite dans le roman de Georges Orwell, 1984. Certes c'est un roman, ce n'est donc pas de la science ou un fait de l'histoire, mais la littérature peut-être elle aussi, un outil d'éveil des conscience.

En mes mots : (je suis sans voix).

Je pense qu'on ne change pas le monde, on se change soi et par effet de contagions ceux·elles que l'on côtoie, au risque certes de se trouver par foi(s) isolé.

Et, au risque de me répéter, pour ma part, le choix est radical et loin d'être simple; pas de Facebook®, pas de Google®, pas d'Apple®, pas d'Android®, pas d'Avaaz®, etc. Je suis obligé d'utiliser Microsoft® Windows® pour soumettre ma déclaration TVA. Je suis obligé d'utiliser Adobe® Reader pour signer ce document PDF. Dans les deux cas parce que les Institutions ne tiennent pas compte de ce qui est proposé dans la licence publique générale et préfèrent, par ignorance, incompétence, malice ou impuissance, inviter les populations à faire usage de technologies privées et privatrices.

Mais bon… vivement 2030!

avaaz.txt · Dernière modification: 2018/04/17 21:27 par Thierry Fenasse